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Voyage de lArabie Heureuse, Les Corsaires de Saint-Malo sur la route du café: 1708-1710 et 1711-1713 Jean de La Roque

Voyage de lArabie Heureuse, Les Corsaires de Saint-Malo sur la route du café: 1708-1710 et 1711-1713

Jean de La Roque

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Paperback
206 pages
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 About the Book 

Le seul royaume dYémen, à lexclusion de toutes les autres régions de lArabie, produit larbre du café. Encore cet arbre ne se trouve-t-il en grande abondance que dans trois cantons principaux, qui sont ceux de Betelfaguy, Senan ou Sanaa etMoreLe seul royaume dYémen, à lexclusion de toutes les autres régions de lArabie, produit larbre du café. Encore cet arbre ne se trouve-t-il en grande abondance que dans trois cantons principaux, qui sont ceux de Betelfaguy, Senan ou Sanaa et Galbany, du nom de trois villes qui sont dans les montagnes et dont Sanaa passe pour la capitale de tout le pays. Il est vrai que les montagnes font lagrément, labondance et toutes les richesses du royaume dYémen car, comme jai déjà dit, tout ce qui sétend le long de la mer Rouge nest quune mauvaise plage sèche et presque stérile qui, en quelques endroits, a jusquà dix ou douze lieues de largeur, mais qui est bordée en revanche par ces mêmes montagnes, lesquelles outre la café portent beaucoup dautres arbres, des fruits en quantité et où se trouvent enfin de leau fort saine, une agréable fraîcheur et un printemps presque continuel.Nous aurions pu, étant à Aden, charger des cafés de Sanaa et de Galbany, qui en sont assez à portée, mais ils ne sont pas si estimés ni si recherchés que ceux de Betelfaguy. Cette considération et lespérance de trouver le café moins cher, nous firent venir à Moka où, après avoir fait notre traité avec le gouverneur et pourvu à tout ce qui regardait notre établissement et la sûreté des navires, nous allâmes à Betelfaguy (Bayt al-Faquih) établir aussi une maison pour notre commerce et pour le transport des cafés, qui devait se faire par terre de cette ville à celle de Moka.Betelfaguy est éloigné de Moka denviron trente-cinq lieues, en tirant vers le fond de la mer Rouge, dont il est à dix lieues de distance. On y va en deux petites journées, en côtoyant les montagnes et on trouve vers les deux tiers du chemin la ville de Zebit ou Zebide (Zabid) où nous couchions ordinairement, qui paraît avoir été grande et considérable et où il ny a presque point deau, quoique quelques géographes y marquent une rivière. Il est vrai que sur toute cette route, on trouve divers petits ponts qui servent à passer les ruisseaux ou plutôt les torrents qui descendent des montagnes en certains temps, mais qui narrivent presque jamais jusquà la mer, se perdant dans les sables brûlants de la côte.En couverture: Dhar Al Hajjar, palais du rocher. © Paul Royer.